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Sunday 22 September 2019

EBBE - Fête nationale

Beauvechain 20 - 21 juillet 2009


Beauvechain: 20 - 21 juillet 2009

Nouveau temps fort dans l’”année Marchetti”, le 1 Wing organisait les 20 et 21 juillet sur la base de Beauvechain deux journées portes ouvertes. La première était placée sous le signe du SF-260 qui, en même temps que 40 années de service, affiche déjà au compteur 300 000 heures de vol. Pour l’occasion, le ST-30 avait reçu une décoration spéciale qui lui donnait un petit air de T-6 Texan II de l’US Air Force. Après sa présentation au public et les photos officielles d’usage, l’avion fut placé à côté du ST-40.

Le ST-30, spécialement décoré

Le ST-30, spécialement décoré

L’open door du 21 juillet avait pour fil rouge les appareils d’entraînement. La date n’avait pas été choisie au hasard car, outre la Fête Nationale, elle coïncidait avec la présence sur la base de Pilatus PC-21 suisses venus en échange d’escadrilles. Habituellement stationnés à Sion, les PC-21 de l’Ecole de pilotes des Forces aériennes suisses étaient venus rendre la politesse à la 5e escadrille dont quatre appareils étaient partis à l’assaut des sommets valaisans fin mars.

Le Pilatus PC-21 était sans aucun doute l’une des principales attractions de la journée. Monomoteur en tandem quipé d’un turbopropulseur PT-6A-68B de 1622 chevaux entraîné par une hélice à cinq pales en graphite, il affiche une vitesse qui dépasse les 680 km/h et dispose d’une imposante gamme d’équipements high tech qui en font un excellent avion d’entraînement de base et d’entraînement avancé.

Pilatus PC-21

Pilatus PC-21

Divers autres types d’avion représentant plusieurs pays de l’OTAN avaient également rallié Beauvechain. Parmi ceux-ci, deux Marchetti SF-260EA du 70 Stormo de Latina. Ces appareils, dont une trentaine a été commandée par l’AMI, se distinguent par une instrumentation plus moderne que les SF-260AM. L’ergonomie du poste de pilotage a été repensée et ils sont également porteur d’une livrée grise plus sobre.

Marchetti SF-260EA du 70 Stormo de Latina

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Marchetti SF-260EA du 70 Stormo de Latina

La délégation italienne était complétée par un Aermacchi MB-339CD. Disposant d’une avionique plus moderne que les MB-339A et d’une capacité de ravitaillement en vol, ces appareils opèrent depuis la base de Lecce Galatina.

Aermacchi MB-339CD

Aermacchi MB-339CD

L’Armée de l’Air avait déployé plusieurs TB30 Epsilon de Cognac, en versions blanche et grise, ainsi qu’un Grob 120A de l’ECATS (EADS Cognac Aviation Training Services). Cette filiale d’EADS Defence and Security assure en partenariat avec l’Armée de l’Air la formation des pilotes militaires français depuis avril 2006. En l’espace de trois ans, les 18 appareils ont déjà franchi le cap des 50 000 heures de vol.

TB30 Epsilon

TB30 Epsilon

Grob 120A de l’ECATS

Autres participants particulièrement intéressants, deux Tucano T.1 de la RAF dont le ZF210 spécialement décoré pour célébrer les 90 ans de la 1 Flying Training School. Créée le 29 juillet 1919 à Netheravon, cette école - une véritable institution puisqu’elle est la plus ancienne académie indépendante de formation de pilotes militaires au monde - s’est établie sur sa base actuelle de Linton-on-Ouse en 1957. Le Tucano T.1 est quant à lui en service au sein de la RAF depuis décembre 1989.

Tucano T.1

Tucano T.1

Tucano T.1

Retour sur les jets avec plusieurs Aero 39 Albatros et dérivés. Du côté tchèque, un L-39ZA de Namest nad Oslavou à la dérive décorée pour commémorer les 40 ans du premier vol de ce type d’appareil, le 4 novembre 1968. Le portrait du côté gauche est celui de Jan Vlcek, chef du bureau d’études chez Aero à l‘époque. Un L-159 ALCA, version monoplace d’appui tactique issue de l’Albatros, occupait également le parking, donnant ainsi une bonne idée de l‘évolution de la cellule.

L-39ZA Albatros

L-39ZA Albatros

L-39ZA Albatros

La force aérienne hongroise présentait elle aussi un appareil. Malgré son patronyme d’Albatros, cet L-39ZO affichait clairement des prétentions de squale. Comme tout requin qui se respecte, il était accompagné de son « poisson pilote », un Antonov 26.

L-39ZO Albatros

L-39ZO Albatros

An-26

Cet open door, ponctué par diverses démonstrations aériennes et par le passage du défilé aérien du 21 juillet, ne manquait pas d’attrait, ne fût-ce que parce qu’il était centré sur les appareils d’entraînement. On ne peut donc que regretter que ceux-ci n’aient pas été mis plus en valeur. Les inombrables barrières placées bien trop près leur donnaient trop souvent des allures d’oiseaux en cage.

Et c’est là qu’est le paradoxe : si Nadar (1) était un aéronaute et un photographe de renom, les barrières qui portent son nom font encore trop fréquemment le désespoir de nombreux photographes aérophiles. A méditer encore et encore ...


(1) Lors de sa visite à Bruxelles avec son ballon Géant, le 26 septembre 1864, Nadar fit ériger des barrières mobiles afin de garder à distance la foule qui se massait au Jardin botanique. Ces installations impressionnèrent tant les Bruxellois que les barrières mobiles sont désormais connues sous le nom de "Barrières Nadar".


Texte : Vincent Pécriaux
Photos : Daniel De Wispelaere et Vincent Pécriaux
Mise en page: Daniel De Wispelaere
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